L'idée
À l’occasion de la sortie du titre Dis-toi que c’est la vie, Keen’V souhaitait un clip porteur de sens, capable de rassembler et de faire écho à l’esprit collectif et sportif d’une année marquée par les Jeux Olympiques. Le film prend la forme d’un récit initiatique, simple en apparence, mais profondément symbolique.
Le point de départ se situe au début des années 2000. Un enfant, Lucas, découvre à la télévision la victoire d’un marathonien de légende. Ce moment fondateur déclenche chez lui un désir irrépressible : courir. Courir encore. Courir toujours. Le film suit cette trajectoire sur plusieurs années, de l’enfance à l’âge adulte, à travers une succession de courses, d’obstacles et de renaissances.
En filigrane, Keen’V traverse le récit comme une présence invisible. Il n’interagit jamais directement avec le personnage principal, mais agit sur son environnement, modifiant de minuscules détails — un objet déplacé, une trajectoire infléchie, un hasard provoqué. Ces gestes imperceptibles deviennent déterminants. Le film s’appuie sur cette idée centrale : une accumulation de micro-événements peut orienter toute une vie.
La mise en scène privilégie une narration fluide, presque chorégraphique, portée par des déplacements constants et une énergie solaire. Keen’V interprète son titre en mouvement, intégré au décor, comme s’il faisait partie du flux du monde. Le montage joue sur les résonances entre les actions parallèles, créant un effet de chaîne où chaque cause trouve sa conséquence.
Technique
Tourné en RED en très haute définition, avec des plans stabilisés et des images aériennes au drone, le film adopte une esthétique lumineuse et estivale, en cohérence avec le message de résilience et d’élan vital porté par la chanson. Le décor naturel (villes, plages, routes, paysages ouverts) devient le terrain d’expression d’un récit universel. Le clip a été tourné en 4 jours sur l'île de Crête, quasiment berceau des Jeux Olympiques ce qui est une symbolique forte. Anecdote : le tournage le long de la jetée a dû être décalé pour permettre... le passage de la flamme Olympique.




































